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Echanger autrement. Depuis 23 ans, la coopérative Andine travaille pour une économie équitable, respectueuse des hommes et de la nature.

Comment travaillons-nous ?

Andines est intégrée dans un large réseau,international, constitué de trés nombreux partenaires, en voici le fonctionnement.

Notre organisation est basée sur la responsabilité et l’autonomie de chaque partenaire : de la personne physique au groupe local, et du groupe aux réseaux. Dans chaque structure (groupe ou réseaux ) , c’est l’Assemblée Générale des membres, réunie une ou plusieurs fois par an, qui décide de sa politique générale.

En amont

Ces réseaux de commercialisation équitable se développent parce que nous travaillons avec des artisans et des agriculteurs qui élaborent des produits de grande qualité. Ils sont organisés selon leurs cultures, les uns en coopératives, d’autres en communautés ou sous des formes associatives très diverses dont nous pouvons beaucoup apprendre sur le plan de l’organisation socio-économique... C’est aussi cela le commerce équitable, un échange permanent sur tous les plans, une véritable écoute, un débat permanent et une remise en cause concrète de l’actuelle mondialisation uniformisante...

Ces femmes et ces hommes créent des objets artisanaux, entièrement à la main, à partir de matières premières locales : argile, bois, métaux, fibres végétales, laine, pierre, etc. Symboliques, traditionnels ou modernes, décoratifs ou utilitaires, ces objets, toujours uniques, sont le fruits de longues heures de travail, de patience et de passion. Ils sont pour la plupart issus de savoir-faire ancestraux et donc porteurs de fortes significations socioculturelles, de beauté et de poésie. Quant aux agriculteurs, ils cultivent en général de manière naturelle et biologique et nous offrent des produits de grande qualité .

Le choix des partenaires

Le choix mutuel entre partenaires ne se fait pas « au plus offrant » ou au "mieux organisé", comme cela se pratique dans le commerce traditionnel, dont la recherche de profit est le moteur. La création d’une filière éxige au contraire beaucoup de temps, d’attention et de compétence. Elle demande tout d’abord une bonne connaissance des fonctionnements de l’économie mondiale actuelle et des différents contextes régionaux et nationaux. Pour cela nous travaillons avec les pouvoirs publics, les organisations populaires et syndicales internationales, nationales et régionales de chacun des pays, y compris en Europe. Il s’agit de déterminer avec elles dans quel secteur et avec quelles organisations de producteurs nous pouvons travailler.

Un échange, une coopération

Ensuite, avec chacun des partenaires pressentis, nous nous rencontrons plusieurs fois pour nous connaitre, échanger en profondeur sur nos situations respectives, nos professions, nos efforts et des meilleurs moyens pour résoudre les difficultés rencontrées. Puis nous pouvons débattre de la démarche elle-même, du pourquoi et du comment de notre future collaboration économique : pour que celle-ci soit une véritable coopération, pour éviter qu’elle soit dominée par les uns ou les autres, pour éviter tout paternalisme ou toute compassion (la dignité est à l’opposé de la charité). Le travail des uns et des autres doit être connu, reconnu, respecté et complémentaire. Il va tout simplement nous permettre de vivre et de nous organiser pour répondre à nos véritables besoins.

L’objectif de ce partenariat n’est pas le commerce en soi, qui n’est qu’un moyen : ce qui est recherché, c’est à la fois le bien être et l’amélioration des conditions de vie de tous les acteurs concernés (du producteur au client), et la construction d’une économie équitable, durable et solidaire. Cette recherche passe par l’identification des besoins et la recherche de moyens pour les satisfaire. Priorité est donc donnée à l’écoute, aux débats et aux décisions démocratiques, au renforcement de l’autonomie économique et politique des populations, à la souveraineté alimentaire et à la préservation des ressources naturelles. Priorité est aussi donnée aux besoins fondamentaux de la population locale, notamment sur le plan alimentaire, ainsi qu’aux marchés régionaux et nationaux.

Des questions plus concrètes

Ce travail de connaissance mutuelle et de débats demande beaucoup d’écoute de part et d’autre, de rencontres et de temps (parfois 2 ans). Ce n’est qu’après toutes ces étapes que l’on peut aborder en toute sérénité et confiance des questions plus concrètes : produits commercialisables, logistique, valeur du travail, prix... Il s’agit là aussi de travailler ensemble sur tous ces aspects, y compris la communication sur les produits ou la démarche...Que, par exemple, « le travail de petits producteurs défavorisés » soit utilisé comme argument de marketing caritatif au profit de certaines institutions et entreprises transnationales nous est insupportable, à nous tous, producteurs, commerçants et consommateurs !

La plupart des partenaires appartenant au secteur économique « informel » (non reconnu et souvent méprisé par les pouvoirs publics), il nous faut ensemble mettre sur pied, si ce n’est déjà fait, une structure légale de commercialisation (gestion, facturation, filière d’exportation, etc), et cela dans le même esprit d’équité maximum... Ce qui n’est jamais une mince affaire !

Le rôle des correspondants

Nos partenaires fournisseurs et nous mêmes (Andines) sommes en relation quotidienne avec un (ou plusieurs) « correspondant » dans chacun des pays où nous travaillons. Cette personne, rémunérée sur la marge export, est chargée du suivi social de la filière en amont : conseil, organisation, information, condition de travail, droits sociaux, formation, gestion, qualité, prix, soutien commercial, pré-paiement. Il a le rôle primordial d’interface entre ANDINES-France et les fournisseurs, et vice-versa, en particulier sur le plan de l’information. Les échanges sont permanents et nous nous rencontrons le plus souvent possible. Cela facilite aussi la compréhension, le contrôle, l’entraide et la transparence. Cela n’empêche pas les relations directes entre tous les producteurs et les travailleurs d’Andines, bien au contraire.

La cohérence et l’équité exigent aussi que l’on n’exporte pas des produits qui font défaut localement. Il vaut mieux cultiver du maïs ou du blé que du café...L’un n’empêche pas l’autre il est vrai mais certaines « modes occidentales » exigent que l’on soit très prudent. Nous travaillons également de manière à éviter toute dépendance (cultures de rente, monoculture, matières premières non transformées, etc). Il ne s’agit pas non plus d’exporter des produits déjà élaborés ou cultivés dans les pays visés par l’importation. Cela se ferait au détriment des producteurs de ces pays et des ressources naturelles (transport). C’est le cas de produits comme les fleurs, certains légumes, jus de fruits, confitures, objets, etc.

Les prix

Une fois les produits commercialisables définis, il reste à en déterminer les prix : ceux-ci sont calculés sur la base des coûts des matières premières, des charges et du travail fourni pour chaque produit. La rémunération du travail est déterminée selon les revenus jugés nécessaires pour vivre correctement par les producteurs eux-mêmes et par les organisations populaires et syndicales, locales et nationales. On additionne ensuite à ce prix payé au producteur les marges necessaires de la commercialisation : De nombreux travailleurs participent à cette commercialisation et chacun doit être aussi respecté et pouvoir prendre part à cette démarche d’équité : transformateur, transporteur, prestataire de services, emballeur, financeur, exportateur, importateur, fonctionnaire, distributeur et vendeur, acheteur final.

Ces coûts de commercialisation doivent aussi être calculés équitablement, mais cette démarche est aujourd’hui trés difficile à plusieurs étapes de la filière : transport, flux financier, impôts et taxes (qui représentent en moyenne un quart du prix final).

Si le prix de vente détail ainsi établi ensemble est trop élevé par rapport au marché (un produit trop cher ne se vend pas), et cela malgré une communication spécifique, il se peut que les partenaires les plus déterminants (producteur, exportateur, importateur - distributeur et revendeur) décident chacun de baisser un peu leur marge momentanément, c’est-à-dire leur propre rémunération...décision délicate qui doit se prendre en toute connaissance de tous les élements. C’est cependant et malheureusement vrai dans la plupart des cas. Nous sommes en effet dans un « marché » où la « tendance » et la communication sont aux « prix les plus bas », « écrasés », et autres « discounts ». Si malgré cet effort commun des opérateurs engagés dans une démarche équitable, le produit ne peut se vendre, alors il n’est pas commercialisé.

Les produits

Etant donnée la démarche particulière d’Andines, la plupart des produits proposés sont de fait exclusifs.

Produits alimentaires, Bijoux, Vaisselle, Objets de décoration, Cadeaux, Poteries, Vêtements, Accessoires, Textiles, Hamacs, Produits Soins du corps, Encens, etc.

Transparence

Pour en savoir plus sur nos partenaires, vous pouvez consulter la " fiche filière " et les documents annexes, cartes ou photos qui sont attachés à chaque produit présenté dans notre catalogue : ainsi nous agissons en toute transparence, et si vous désirez plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter !

Cette transparence est la première règle du commerce équitable. Le Code de la Consommation fort heureusement y oblige tout commerçant. Toute publicité mensongère ou irrespectueuse est sanctionnée. Pour contrer tout abus, exigez que tout vendeur d’un produit qualifié « équitable » vous donne toute l’information nécessaire (démarche, provenance, production, filière, qualité, décomposition des prix, etc). S’il n’a pas tous les éléments immédiatement en sa possession, il peut se les procurer trés facilement.

En aval

En aval, en France, la coopérative est organisée en différents services polyvalents : import, gestion, commercial, secrétariat, entrepôt et information (cette dernière activité étant liée à notre engagement de transparence totale). Notre activité est principalement celle de « grossiste » mais la boutique ANDINES est ouverte toute la semaine au public et vous y serez le bienvenu !

ANDINES distribue les produits, alimentaires, artisanaux ou de services, à quelques 450 points de vente : magasins, collectivités, associations, entreprises, coopératives de consommateurs, catalogues de vente par correspondance, Internet, etc.

N’hésitez pas à nous questionner et à nous faire part de vos suggestions et témoignages : vous êtes autant que nous une citoyenne ou un citoyen responsable et acteur de ce monde nouveau que nous essayons de construire.

L’équipe